06/12/2017

Amis Corses, souvenez-vous de Rousseau !  

 

Le 10 juillet 1762, Jean-Jacques Rousseau s'installe à Môtiers, village du

Val de Travers, près de Neuchâtel.

Il a fui la capitale parce que le Parlement de Paris a condamné pour ses

livres notamment l'ouvrage intitulé "Emile ou de l'Education".

 

Jean-Jacques Rousseau accomplit de longues promenades, il lit, il écrit beaucoup, reprend ses études sur la botanique, répond à ses correspondants. 

Mathieu Buttafoco patriote corse - au service de la France puis de l'Angleterre -

a lu le "Contrat social". Cet officier suggère à Jean-Jacques Rousseau de se muer

en législateur au service de la Corse. Jean-Jacques Rousseau se déclare intéressé, il commence à rassembler une documentation. Cependant la travail n'avance pas comme Jean-Jacques Rousseau le désire. Le "Citoyen de Genève" est préoccupé par l'édition de ses livres, par les questions religieuses ce qui empêche de trouver du temps pour répondre à Buttafoco. Ce dernier le relance le 26 janvier 1765. Jean-Jacques Rousseau fait face aux oppositions. De plus, il en arrive à souhaiter quitter Môtiers; se rendra-t-il en Angleterre, en Corse, à Venise, auprès du roi de Prusse, Frédéric II qui l'invite. 

 

Le 11 avril 1765, Buttafoco informe Jean-Jacques Rousseau que Paoli, l'homme politique, l'attend en Corse et cette invitation est complétée par un itinéraire. 

 

Le 22 juin 1765, Francesco Vasco envoie de Turin à Jean-Jacques Rousseau un projet de constitution pour la Corse. 

 

Ayant quitté Môtiers pour l'Ile de Saint-Pierre dans le lac de Bienne, Jean-Jacques Rousseau poursuit, malgré la fatigue, l'étude des documents sur la Corse.

Petit à petit, un projet de constitution pour la peuple corse voit le jour. Jean-Jacques Rousseau parle une autonomie corse, d'une liberté renforçant l'indépendance de ce peuple. Les Corses qui ont l'habitude de quitter leur île pour trouver du travail sur le continent affaiblissent leur patrie.

L'esprit républicain sauvera la Corse, Jean-Jacques Rousseau conseille ses interlocuteurs, décrit les mesures à prendre pour sauvegarder l'autonomie de la Corse.  Il invente un avenir à la Corse dont le peuple devrait s'organiser en trois classes. Le travail de la terre favorisera l'estime des habitants pour le sol corse et renforcera la solidarité civique. La gestion des villes romaines sous l'empire romain pourrait-elle inspirer les Corses ?

L'espérance d'une vie indépendante suscitera le désir de travaille ensemble et le goût du labeur. La vocation de servir le pays est le devoir des Corses eux-mêmes. 

 

Les élections qui ont eut lieu dimanche dernier dans l'Ile de Beauté viennent de surprendre un grand nombre d'observateurs. Les idées pour une plus grande autonomie de la Corse sont à l'ordre du jour. Des négociations sont annoncées. Leur réussite dépend de la bonne volonté de chaque partenaire politique rompu ou non au travail des pourparlers. Peut-être que les négociateurs se rendant à Paris se souviendront des propos de Jean-Jacques Rousseau admirant les Corses républicains sauvegardant leur indépendance et leur liberté par-dessous tout.

 

Rémy Hildebrand président

Comité européen Jean-Jacques Rousseau  

 

15:52 Publié dans Comité européen, Jean-Jacques Rousseau | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |